Retenir son souffle sur 700 pages, avec « ScrapMetal : mis à la casse », par Jana Rouze

Le plus gros livre que j’ai lu, c’est probablement Harry Potter et les Reliques de la Mort. 607 pages pour le dernier tome de la saga désormais mythique signée J.K. Rowling. Une véritable brique. Et voilà que je m’extasie face aux 700 pages que nous offre Jana Rouze sur un plateau d’argent, aux éditions Hugo New Romance. A vrai dire, j’avais un peu zappé que j’avais déjà lu presque aussi long que ça, mais quand même : je n’ai plus l’habitude ! Bizarrement, même si ça fait beaucoup, ce roman ne comporte pas une seule page en trop.

De quoi ça parle ? Lisons ensemble le résumé :

« Tout commence par une lettre laissée à la hâte par un mort.Trois mots inscrits d’une écriture tremblante livrent le nom d’un homme public et une ville. Pour Sauvage, l’ancien sectateur qui la reçoit, c’est la fin d’une existence pitoyable : celle d’un enfant enlevé à l’âge de cinq ans, vendu à une secte réputée parmi les plus dangereuses. Il va pouvoir retrouver le jumeau dont il a été séparé, combler le vide de son existence, et se venger.Entre la lettre et sa vengeance, il y a la fille de l’homme qui a été dénoncé.Hope n’appartient pas à son monde.Dans ses yeux de sectateur, c’est une Wog, une étrangère du monde extérieur. Sectateurs et Wogs ne se mélangent pas, ne se touchent pas. Jamais.Sauf quand leur malheur est étroitement lié. »

Autant vous dire que j’étais fortement intriguée à la lecture de ce quatrième de couverture. Et j’ai vu juste : pendant toute ma lecture, j’ai eu l’impression de retenir mon souffle, littéralement. Mon coeur était au bord du précipice à chaque dialogue, et je sens quand même que je vais devoir le relire à un moment ou à un autre. Je n’imagine même pas le temps qu’à dû prendre l’auteure pour ses recherches avant d’écrire cette histoire si atypique !

Qui d’autre que Jana Rouze pouvait s’attaquer à de tels thèmes ? Les sectes, la psychologie sociale, le trafic d’enfants et d’être humains, la polygamie… des sujets qui fâchent, qui sont difficiles à traiter avec justesse. Pourtant, c’est un pari réussi avec ce roman. C’est un vrai coup de cœur pour moi, il me laisse pantoise.

Il y a des choses qui me laissent perplexe, mais c’est bien pour ça qu’un deuxième (et un troisième!) tome sont en préparation, j’imagine. La fin de l’histoire m’a laissée avec toute une série d’interrogations que j’ai hâte d’assouvir. Le personnage de Sau continuera certainement de hanter mes rêves d’ici là : je n’ai jamais croisé la route d’un personnage aussi sombre et mystérieux, aussi complexe, envoûtant et monstrueux, tout à la fois. Et ce qui me fait le plus peur, c’est qu’au final, j’ai ressenti une immense compassion pour lui, malgré la façon dont il gère les choses à la fin. Enfin, si on peut dire.

Ce roman m’a bousculée de toutes les façons possibles et j’ai fini par me demander, jusqu’où peut-on aller, par amour ? Bref. Une véritable claque.

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« Secret Défense d’Aimer », tome 1, immersion dans l’armée française avec Axelle Auclair

Les petits nouveaux d’Hugo New Romance sont plus que prometteurs. Parmi eux, j’ai eu le plaisir de découvrir le premier tome de Secret Défense d’aimer, par Axelle Auclair. Autant vous le dire tout de suite : j’ai vraiment hâte de dévorer les deux tomes suivants, ce que je ne vais certainement pas tarder à faire (vive le confinement !). Aux premières pages, j’étais un peu dubitative, mais c’est toujours le cas quand je découvre une nouvelle plume. Mais je n’ai pas tardé à être complètement conquise par la subtilité avec laquelle l’auteure nous fait découvrir son univers : l’armée.

De quoi ça parle ? Jetons un oeil au résumé :

« Quand Sabine, une jeune militaire, est mutée au ministère de la Défense, elle est loin de s’attendre à ce que seront ses nouvelles fonctions. Elle apprend avec excitation et un peu de crainte qu’elle sera affectée à l’équipe administrative qui gère une cellule ultra-secrète, composée de trois agents très spéciaux dont personne ne doit connaître l’identité ni le visage. Pas même elle. Elle découvre très vite que celui qui lui donnera le plus de fil à retordre porte le nom de code Condor. C’est une sorte de machine de guerre bien huilée, il est totalement dévoué à ses missions hautement confidentielles. Au point d’en oublier qu’il est aussi un homme. Et cette condition va se rappeler à lui lorsqu’il fait la connaissance de Sabine. Elle le perturbe par son humour, son inaltérable bonne humeur, son efficacité aussi. Soudain, le soldat d’élite commence à percevoir ce que le monde civil peut lui offrir et son univers est sur le point de basculer. »

Comme tout ceux qui ne sont pas directement concernés, j’ai plusieurs a priori sur la vie des soldats dans l’armée. Encore plus lorsqu’il s’agit de l’armée française car ce n’est pas le pays dans lequel je suis née. J’ai certes dans mon cercle d’amis quelqu’un qui fait partie de l’armée ici, en Belgique, mais je n’ai pas la prétention d’en connaître tous les détails et de savoir exactement ce que ceux qui se sont engagés pour défendre leur pays vivent au quotidien. Aussi étais-ce une véritable découverte, plus qu’agréable, qui m’a ouvert les yeux sur certains points. Mais ça, je vous le laisse le découvrir vous-même.

Quant au côté davantage New Romance de cette histoire, il n’y a pas à dire : c’est la surprise assurée. Comment s’imaginer tomber amoureuse de quelqu’un dont on n’a jamais vu le visage ? C’est bien simple : il suffit d’apprendre à le connaître. Pour moi, c’est à ça que se résume cette histoire d’amour atypique dans un contexte plus qu’inattendu : l’amour à l’aveugle. Encore une fois, ce sera à vous de découvrir dans quelle mesure !

Je vous promets cependant une chose : si, comme moi, vous êtes réceptifs à un humour décalé, pas très subtil et brut de décoffrage, soyez prêts à vous tordre de rire plus d’une fois pendant votre lecture. Je peux me réjouir de l’avoir lu dans le confort de mon chez-moi, car je vous prie de croire qu’on m’aurait vraiment regardé de travers si j’avais ris autant dans les transports en commun ou dans n’importe quel lieu public !

C’est un pari réussi pour Axelle Auclair, et pour ma part, un agréable moment passé en la compagnie de Sabine et des trois agents, Condor, Cobra et Lynx. Les personnages sont tous très attachants, aussi surprenant que cela puisse paraître étant donné que ce sont quand même des soldats. Quand on pense « armée », on ne pense pas vraiment « bisounours ». Mais l’avantage d’une auteure qui a fait ses preuves à la Défense, c’est l’assurance d’un récit plus que réaliste qui promet de belles aventures.

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Bonne lecture, restez chez vous et surtout, gardez la banane !

« Si demain n’existe pas », le syndrome du survivant par Jennifer L. Armentrout

Je suis tombée sur ce livre un peu par hasard avant de me rendre compte que plusieurs personnes sur mon feed l’avaient déjà lu. La curiosité l’emportant, je l’ai ajouté à ma PAL, l’ait un peu mis de côté puis je me suis dit qu’il serait temps que je le lise. Je ne suis plus habituée aux romances simples, aux histoires de vie sans que le fantasme ne prenne le dessus comme en new romance. Et je dois dire que c’est ce récit qui m’a réconcilié avec ce genre d’histoire ! Une chose est sûre, Jennifer L. Armentrout sait raconter.

De quoi ça parle ? Voici le résumé :

 » Que feriez-vous si demain n’existait pas ? L’avenir de Lena Wise semblait tout tracé. Pour que son année de terminale soit parfaite, elle n’avait rien laissé au hasard. Au programme : accumuler un max de souvenirs avec ses copines, avoir un dossier béton pour obtenir l’université de son choix, et peut-être même avouer ses sentiments à son ami d’enfance, Sébastian. Mais un simple choix, à un unique instant, peut tout bouleverser.
Désormais, rien ne sera plus comme avant. Comment Lena pourrait-elle penser à des lendemains meilleurs alors qu’elle ne cesse de rejouer son passé, alors que Sébastian ne lui pardonnera sans doute jamais ce qui est arrivé… ce qu’elle a laissé arriver ? »

Quand j’ai lu ces quelques lignes, je ne m’attendais pas à plonger dans une telle histoire, le genre qui vous brise le cœur en mille morceaux. Et pourtant, l’idée de base est tellement simple. C’est d’une efficacité sans pareille. L’histoire de Lena, c’est l’incarnation même du syndrôme du survivant et plus encore : c’est l’expression d’une culpabilité profonde, l’idée qu’il est impossible, interdit même, de ressentir la moindre trace de bonheur après un drame, après une tragédie. C’est l’idée que la moindre décision, le moindre choix que nous prenons peut avoir des conséquences considérables, qui peuvent tout changer.

Ce roman a été une véritable révélation, une prise de conscience face à des faits réels, qui nous touchent absolument tous de la même façon car nous aurions tous pu être concernés un jour où l’autre. Je ne veux pas vous spoiler, évidemment, vous devrez découvrir de quoi il s’agit en parcourant ces pages !

Si demain n’existe pas est une aussi une magnifique histoire d’amour, d’amitié et de famille, de deuil, emprunt d’une psychologie complexe qui remet tout en question. Cette histoire m’a donné envie d’appeler mes proches et leur dire que je les aime, juste histoire d’être sûre (surtout au vu de la situation mondiale actuelle). C’était une belle leçon d’humilité de laquelle j’en tire les mots suivants : le bonheur n’est pas une destination, il se construit sur le chemin de nos vies, petit à petit, et avec ceux qui nous aiment.

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Bonne lecture, et gardez la banane !

« Recherche coloc », le dernier roman d’Emma Green, un concentré d’émotions

Le succès d’Emma Green parle pour lui-même quand on a vu l’interminable file de fans à la Foire du Livre de Bruxelles, le weekend dernier. Je n’ai malheureusement pas réussi à me faufiler à temps pour recevoir mon autographe, mais j’ai eu de quoi me consoler avec quelques ouvrages écrits par ce duo désormais mythique et incontournable du New Adult et des Editions Addictives. J’ai dévoré ce roman en trois jours, et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai bel et bien été entraînée dans une tornade d’émotions.

De quoi ça parle ? En voici le résumé :

« Il y a Brody, l’architecte sexy; Dermott, le prof de philo en slip; Charlotte, l’amie des bêtes mais pas des gens; Callum, le rugbyman malentendant; Elif, la boulimique de romances et Maeve, qui préfère collectionner les mecs plutôt que les livres.
Au milieu de ces colocataires fantasques et parfois invivables, Ada la solitaire va devoir répondre à trois questions existentielles et plutôt urgentes.
– Comment survivre dans cette maison de fous ?
– Comment reconstruire sa vie à Dublin, quinze ans après son départ forcé ?
– Et comment ne pas tomber amoureuse de Brody Gallagher, le bel Irlandais qu’elle a embauché pour rénover l’appartement de son enfance ?
Mais à part ça, tout va bien. »

Cette nuée de personnages, tous plus atypiques les uns que les autres, constituent un véritable vent de fraîcheur dans le monde de la romance d’adulte. Encore une fois, Emma Green a fait un boulot incroyable. Et le cadre de Dublin, capitale irlandaise, est idéal pour une histoire aussi folle que celle-ci.

Au final, c’est ce genre de rencontres un peu partagée entre le hasard et le destin qui nous font totalement rêver. Ada aurait pu engager n’importe quel architecte pour rénover cet appartement, mais il a fallu qu’elle tombe sur Brody et qu’il devienne sa kryptonite. Plusieurs fois, j’ai voulu m’arracher les cheveux de frustration en les voyant se tourner autour, avec leurs « je t’aime, moi non plus », mais n’est-ce pas ce qui fait une excellente histoire d’amour ? De celles qu’on adore et qu’on déteste à la fois, qui nous font rêver et nous énervent car nous savons que les protagonistes sont forcément faits l’un pour l’autre, mais qu’ils ne cessent de nous tenir en haleine.

Ni Brody ni Ada ne sont prêts à abandonner ce qu’ils ont et ce qu’ils savent, ils ont chacun leurs fiertés et leurs peurs et c’est quelque chose que n’importe qui pourrait comprendre : foncer tête baissée n’est pas une mince affaire quand tout ce qu’on connaît, c’est l’abandon. L’abandon sous toutes ses formes et tous ses visages laisse des marques, des cicatrices qui parfois ne se refermeront jamais complètement. Mais quand ils parviennent à mettre derrière eux leurs inquiétudes et qu’ils plongent corps et âme dans l’alchimie qui les lie de façon tellement évidente, c’est une véritable explosion.

Brody et Ada ne sont certes pas faciles à suivre, mais c’est aussi ce qui rend ce roman totalement addictif, et c’est dans ces moments-là qu’on sait que la maison d’éditions qui nous a offert Emma Green porte bien son nom: il est impossible de reposer ce roman pendant plus de quelques minutes, les pages se tournent toutes seules. La mer d’Irlande s’en est sans doute retrouvée très agitée.

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Bonne lecture et gardez la banane !

« Love & Other Words », l’histoire touchante d’une vie par Christina Lauren

C’est davantage grâce à ce roman que j’ai été convaincue du talent certain de ces deux auteures. C’est un duo qui fonctionne, en parfaite symbiose, et qui est parvenu à donner naissance à l’histoire d’amour la plus touchante qu’il m’ait été donné de lire jusqu’ici. C’est d’un vrai coup de cœur que je vous parle, avec Love And Other Words. Cependant, je ne peux pas simplement parler de ce roman en ne parlant que d’amour : c’est l’histoire d’une vie, de deux pour être exacte, même si l’une n’ira jamais sans l’autre.

De quoi ça parle ? Jetons un œil au résumé :

« Macy, interne en pédiatrie, prépare son mariage avec un homme plus âgé qu’elle, aisé financièrement, tout en gardant ses distances. Lorsqu’elle tombe sur Elliot – son premier et unique amour – la vie parfaite qu’elle avait construite commence à se craqueler. Jadis, Elliot était tout pour Macy. Son ami studieux et maladroit s’était transformé en l’homme auquel elle ouvrirait son coeur après le décès de sa mère… avant qu’il ne le brise le soir-même où il lui déclarait son amour. Dix ans après leur rupture, le hasard réunit deux amours de jeunesse séparés pour de mystérieuses raisons. Combien de temps faudra-t-il aux deux héros pour découvrir ce qui a provoqué leur rupture ? Ce qui a mal tourné ? Le véritable amour ne disparaît jamais totalement des coeurs. Un récit entre passé et présent, le lecteur ignore jusqu’à la toute fin de l’ouvrage, jusqu’au dénouement final, ce qu’a fait Elliot, ce qui a mal tourné. Elliot parviendra-t- il à percer le secret des dix années de silence de Macy et à se dépasser lui-même, pour la convaincre que l’amour absolu existe ? »

Ce roman m’a touchée de bien des façons mais surtout parce que je n’ai eu aucun mal à m’identifier aux personnages. Ils sont réels, ils représentent tout ce qu’une personne pourrait traverser et ressentir dans une vie, ils n’incarnent pas de fantasmes particuliers et ne font pas spécialement rêver. C’est mieux que tout ça : ils nous obligent à prendre du recul, à mettre les choses en perspectives, les choses de notre propre passé, notre propre présent et notre propre avenir.

Love and Other Words raconte l’histoire de deux ados qui se découvrent. Ils découvrent l’amour, explorent leurs corps en pleins changements, ils apprennent ensemble les joies et les malheurs de la vie. Et c’est grâce à cette simplicité que les deux auteures ont réussi à en faire quelque chose d’aussi fort et percutant.

J’ai beaucoup aimé les va-et-vient entre présent et passé, tout était parfaitement coordonné et bien ficelé. On ne s’y perdait pas entre les flash-back et les retours au présent, tout était d’une logique implacable.

J’ai DÉTESTÉ le personnage de Sean dès les premières lignes, cependant. Pas du point de vue de l’écriture évidemment, mais simplement ce qu’il représente. Un gars sans aucune once de passion, sans aucun intérêt, que je ne parvenais pas à supporter. Certes, lui aussi a été cabossé par la vie mais qui d’entre-nous ne l’a pas été ? Il me donnait l’impression de survivre plus qu’il ne croquait la vie à pleine dents.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire au départ, le dénouement est loin d’être aisé et prévisible. J’ai été surprise, même si quelques indices suggèrent çà et là où l’histoire pourrait se terminer.

Christina Lauren nous ont apporté une histoire absolument magnifique, belle, fabuleusement réelle et touchante, que j’ajouterai très probablement à ma pile à relire dans peu de temps. Je n’en ai pas eu assez d’Elliot et Macy !

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Bonne lecture et gardez la banane !

Être beau, c’est être différent, le message d’Emma Green dans « P.S.: Oublie-moi ! »

Bon. D’accord. Je pense que je comprends, à présent. Cet engouement que j’ai pu voir sur les réseaux sociaux pour ce duo d’auteures. Je pense que je fais officiellement partie du fan club à présent. Et c’est bien ce roman qui m’a convaincue. Je suis une #Greenie à présent ! Et je remercie l’étonnante et poignante histoire de Léo et Wolf pour m’avoir ouvert les yeux.

De quoi ça parle ? Jetons un oeil au résumé :

« Il a brisé son cœur et détruit sa vie. Elle va pourtant devoir se reconstruire avec lui…
Léonore est belle comme le jour, mais elle vit dans l’ombre pour cacher son plus gros complexe et son plus douloureux secret. Pourtant, quand une agence de mannequins atypiques s’intéresse à elle, elle y voit une chance de se reconstruire.
Mais ses espoirs se brisent lorsqu’elle découvre l’identité de son nouveau boss : Wolf Larsson, le garçon qu’elle aimait et qui a bien failli la détruire.
Il fut son premier amour, son bourreau, son pire cauchemar…
Huit ans après le drame, elle est devenue une lionne prête à tout pour survivre. Lui a gardé ses mots féroces et ses yeux de loup.
Elle va devoir lui pardonner. Il va devoir se racheter. Pour raviver la flamme qui brûle encore entre eux, malgré tout. »

Chacun d’entre nous porte ses cicatrices, ses blessures et ses complexes. Le message de cette romance à quatre mains : portez-les fièrement, faites-en votre force, car c’est dans la différence que l’on retrouve la beauté la plus pure. Et c’est exactement le coup de fouet dont j’avais besoin.

Cette histoire m’a marquée au plus profond de mon cœur et je ne m’y attendais absolument pas. Même si je n’ai pas vraiment versé de larme, j’ai été très attendrie par Léo, par sa force de caractère, son audace et sa sensibilité. J’ai été très impressionnée par Wolf et son regard de glace, ses airs de businessman inaccessibles et ses blessures plus profondes qu’elles n’y paraissent.

J’ai passé un excellent moment à explorer les sentiments complexes de Wolf et Léo, à comprendre les quiproquo, à découvrir les secrets familiaux de ces deux héros. S’il y a bien autre chose que cette histoire m’a enseignée, c’est que la famille n’est pas seulement celle avec laquelle on partage un groupe sanguin : c’est aussi celle qu’on choisi. Celle que Léo s’est composée grâce à l’agence Strange & Strong.

Ce roman est un véritable ouragan d’émotions fortes et c’est avec regret que j’ai dû quitter les personnages, tous plus attachants les uns que les autres. J’aurais voulu que cette histoire ne s’arrête jamais : en tout cas, elle continue probablement dans l’imaginaire collectif de tous les lecteurs qui sont tombés amoureux de la plume d’Emma Green ! C’est encore un véritable succès pour les deux auteures qui ne cessent de me surprendre à chaque page que je tourne.

Escale à Asgard, avec « Le Marchand de Sable », tome 1, par Gaïa Alexia

Et je ne regrette absolument pas de m’être laissée faire !

De quoi ça parle ? Jetons un œil au résumé :

J’adore Gaïa Alexia. Je suis littéralement tombée amoureuse de sa plume avec Adopted Love, et de son humour durant la #FNR2019. Pendant le festival, j’avais déjà entendu parler de son nouveau roman, Le Marchand de Sable, qui s’inscrivait dans un univers totalement différent de sa première saga et même de la suivante, Baby Random, que j’ai également beaucoup apprécié. J’étais un peu réticente au départ, à l’idée de me replonger à nouveau dans un monde fantastique, mais l’appel de la New Romance a été le plus fort !

« Nola Nott a tellement dû croire à la légende du Marchand de Sable lorsqu’elle était enfant que, des années plus tard, il hante ses cauchemars. Précédé de papillons rouge sang et semant du sable derrière lui, Nola le sent, il n’attend qu’une chose : s’en prendre à elle.

Pour l’éviter, elle se plonge dans ses cours jusque tard dans la nuit, notamment dans ceux de mythologie nordique, cette matière qui lui donne tant de fil à retordre. Tant qu’elle est éveillée, tout va bien pour Nola, mais que se passerait-il si rêve et réalité se confondaient et que l’homme de ses cauchemars apparaissait au détour d’une rue ?

Aux heures les plus sombres, se joue une course poursuite digne de la cavalcade de la lune en pleine nuit. »

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et c’est tant mieux. Car personne n’aurait pu savoir dans quoi j’allais m’embarquer en lisant ces pages ! Me voilà plongée dans le monde de Thor. Oui, le fameux dieu d’Asgard avec son marteau, dans les films Marvel. Mais si vous voulez mon avis, je préfère largement Mane. Avec son regard sombre et sa rage pleine de passion, ses tatouages et ses papillons… et surtout, sa dévotion complète pour Nott, l’amour de sa vie.

L’univers construit par Alexia est certes largement inspiré de la mythologie nordique, mais son talent et son imagination débordante l’a rendu encore plus magique et intéressant. Au-delà de ce que l’auteure a tenté de construire autour des personnages, c’est l’histoire en elle-même, l’intrigue qui a le plus attiré mon attention.

S’il y a bien une chose pour laquelle cette auteure est douée, c’est le maintien du suspense. Jusqu’à la fin, j’ai été tenue en haleine, encore plus en lisant les dernières pages. J’ai pensé que le secret de Nott éclaterait déjà vers le milieu du roman, mais c’était sans compter sur l’existence d’un second tome que je n’ai malheureusement pas encore eu le plaisir de découvrir. Cela ne saurait tarder, étant donné l’attente dans laquelle Alexia m’a mise !

Nola Nott a l’air plus banale que n’importe qui, au départ, jusqu’à ce qu’on découvre qui elle est vraiment. J’ai eu beaucoup de mal à deviner à l’avance ce qui allait se passer, et j’ai adoré ça. Le suspense est total, l’histoire est totalement imprévisible et j’ai passé un excellent moment. Les émotions qui transpirent des pages sont complètes, bouleversantes… et tellement communicatives. J’ai été transportée par les sentiments des personnages et j’ai versé plusieurs larmes sur la fin. J’ai vraiment hâte de connaître la suite des aventures de Mane et Nott et tous ces dieux nordiques, dont certains ont apparemment un sens de l’humour plutôt douteux !

Je recommande vraiment ce roman à tous les fans des univers fantastiques. C’est une véritable épopée de sentiments, un tourbillons d’émotions plus fortes les unes que les autres dont vous ne sortirez pas indemne.

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Bonne lecture et gardez la banane !

Petits meurtres en famille, avec « Ma Pire Ennemie » de Tara Jones

C’est avec une certaine appréhension que je me suis plongée dans cette histoire, que j’ai découvert grâce au #FNR2019. J’ai assisté à une conférence, notamment avec Tara Jones comme intervenante, qui nous parlait des différents thèmes parfois inhabituels que l’on peut retrouver dans la New Romance. Avec Ma Pire Ennemie, elle nous livre le portrait de la fille d’une tueuse en série, métisse de surcroît, qui lutte contre elle-même pour tenter de redonner un sens à sa vie malgré tous les obstacles qui barrent sa route.

Un concept intéressant, en tout cas. Suffisamment pour que je finisse par ajouter ce titre à ma liste au Père Noël ! Néanmoins, j’ai déjà croisé plusieurs chroniques au sujet de ce roman, et il ne faisait visiblement pas l’unanimité. Il ne me restait plus qu’à me faire mon propre avis !

Voici le résumé de cette petite brique :

« Et si la vérité était pire que le mensonge ?
Que feriez-vous si vous étiez la fille d’une tueuse en série ?
Joanna a toujours su que sa mère n’était pas comme les autres. Pas aussi affectueuse ni attentive à son enfant mais quand elle apprend que c’est une criminelle, sa vie s’effondre. Littéralement.
Elle vit maintenant avec ce lourd poids et réorganise son existence. Cela commence par changer de métier : difficile de continuer à enseigner quand on porte le nom d’une meurtrière…
Joanna devient alors serveuse et dissimule sa réelle identité. Quand elle rencontre son nouveau patron, Scott, les débuts sont un peu difficiles : cet homme froid semble enfermé dans son chagrin depuis la mort de sa mère.
Mais très vite, Joanna se plaît à rêver à une nouvelle existence que partagerait Scott.
A-t-elle enfin trouvé le chemin vers le bonheur, loin des crimes de sa mère, sa pire ennemie ?
Elle n’est peut-être pas au bout de ses peines et sa route sera plus tortueuse qu’elle ne le pensait… »

Je me suis imaginé tout un tas de choses sur cette histoire, mais aucune de mes attentes n’arrivaient à la hauteur de ce que j’ai pu découvrir. Les surprises sont nombreuses, et en même temps… j’ai trouvé l’histoire quelque peu prévisible. Certes, la plume de l’auteure est plus qu’excellente, son écriture est très agréable et j’ai passé un très bon moment en compagnie de Jo et Scott. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de lever plusieurs fois les yeux au ciel, tant certains dialogues ne me paraissaient pas assez plausibles.

De plus, je n’ai pas arrêté de me dire, tout au long de ma lecture, que le timing n’était pas assez bien ficelé. Les grosses révélations arrivent un peu trop vite, selon moi : de fait, la fin tire un peu en longueur, j’étais pressée de le terminer, ce qui en général, avec un bon livre, ne m’arrive jamais. Beaucoup de répétitions, de passages qui à mon sens n’étaient pas vraiment nécessaires au bon déroulement de l’histoire. Mais je ne suis pas éditrice et je ne prétend pas être une experte en la matière ! Après tout, un avis reste subjectif.

Malgré toutes ces petites choses qui m’ont dérangée, j’ai trouvé le thème inspirant et assez bien pensé. Il y a plusieurs éléments que je n’ai pas vu venir et j’ai été agréablement surprise, parfois tenue en haleine, et c’est tout ce que je recherche dans un roman de cette taille. L’histoire entre Scott et Jo, bien que légèrement tirée par les cheveux à certains moments, est touchante et m’a réchauffé le cœur.

Certes, parfois, j’avais très envie de secouer Jo par les épaules tant elle me paraissait frustrante et lâche. Il y a certaines choses, en elle, que je ne parvenais pas à comprendre, certaines réactions qui m’ont parues totalement insensées : mais c’est ce qui fait la beauté d’un personnage.

J’ai également apprécié entrevoir l’avis de l’auteur sur le sujet du racisme en cette époque dite « moderne ». C’est une problématique qui reste malheureusement encore bien présente et bien trop ancrée dans certaines mentalités et j’aime voir qu’on la traite encore dans les romans tels que celui-ci !

En bref, un roman intéressant, mais il faut savoir s’accrocher !

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Bonne lecture, et gardez la banane !

Le fantasme du prof sexy décortiqué par Emma Green, dans « Just 17 »

« Cette fille est tout simplement unique. Parfaite pour moi. Lumineuse, entêtée, intelligente, généreuse, bandante, engagée, insolente, à fleur de peau. Tout ce que j’aime. Et plus je la regarde, plus je me dis que ça aurait été vraiment, mais alors vraiment tragique de passer à côté d’elle, pour une simple histoire d’âge ». Roman Latimer.

Je n’ai pas pu résister à l’envie de me lancer dans le numérique en voyant sortir ce petit bijou. Néanmoins, ce format ne m’a pas vraiment séduite : peut-être est-ce dû au fait que ma Surface n’est pas vraiment faite pour se transformer en liseuse, ou peut-être est-ce également dû à la sensibilité de mes yeux (et à moi, la tête en l’air, qui oublie sans arrêt de mettre ses lunettes une fois face à un écran). Quoiqu’il en soit, je pense que je m’en tiendrai aux versions papiers, à l’avenir ! J’espère que ce sera le cas pour cette magnifique histoire qui ne m’a absolument pas déçue et qui, même, m’a surprise à maintes reprises !

Au début, j’ai pensé : « Olala, encore une histoire d’amour interdite entre un prof et son élève… ». Je me suis dit que ce serait encore une fois la même rengaine, les mêmes interdits, les mêmes raisons, les mêmes problèmes. Je connaissais la réputation d’Emma Green via bookstagram et je m’attendais donc à retrouver un élément de surprise, quelque chose qui me confirmerait que les deux auteures ont bel et bien un véritable talent pour raconter des histoires.

Avec Just 17, c’est chose faite. Attendez-vous à retrouver un couple à la #Ezria (ceux qui connaissent la référence, n’hésitez pas à me laisser un petit commentaire !), bien qu’un million de fois plus complexe, dans une ambiance à la Gossip Girl. Comme j’aime particulièrement ces deux univers, la recette était faite pour me plaire. Mais ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, c’est l’élément perturbateur : certes, les enjeux les plus évidents de la relation entre Lemon et Roman ne sont pas à ignorer, mais le plus inattendu de tous est sans doute celui qui fait toute l’importance et la puissance de leur histoire. Il ne s’agit pas simplement de se dire « c’est un professeur et son élève, c’est totalement déplacé ! » ou bien encore « ils ont plus de dix ans d’écart, ça ne marchera jamais ! ». Il fallait que les auteures trouve quelque chose d’autre, un risque encore plus important que leurs simples réputations respectives, le boulot de l’un et l’avenir de l’autre.

J’instaure une SPOILER ALERT à partir de maintenant, donc si vous ne l’avez pas encore lu, je vous autorise à passer directement au dernier paragraphe de cette chronique !

Un seul nom : Isaac. Ce petit garnement de 10 ans qui se trouve être le neveu de ce cher professeur hipster, est malade. Il a besoin d’un cœur, et son oncle se trouve être si altruiste, désintéressé et généreux, qu’il se dégote un boulot de professeur d’Histoire dans un lycée de « la haute », qu’il déteste au plus haut point, pour pouvoir se faire assez d’argent pour sauver la vie du petit garçon. Petit garçon qui, soit dit en passant, m’a arraché des fous rires presque incontrôlables au fil de ma lecture !

C’est déchirant, et tout à la fois, tellement astucieux ! Sans cet enjeu supplémentaire, l’histoire de Lemon et Roman n’aurait pas été la même : pas aussi profonde, risquée et déroutante. La maturité évidente de notre héroïne m’a souvent ébranlée, et je peux comprendre ce que Roman a vu en elle. Une attirance incontestable contre laquelle ils n’ont pas pu lutter bien longtemps… et c’est tant mieux. Car quand c’est évident à ce point, ce n’est pas l’âge, ni le statut social qui devrait empêcher quoique ce soit d’arriver.

Et c’est un plus : j’ai pu découvrir le talent indéniable des deux auteures pour décrire les scènes, disons… d’action. J’en ai eu des papillons dans le ventre – vous voyez ce que je veux dire...

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Bonne lecture, et gardez la banane !

Une histoire d’amour à l’envers avec « Roomies », par Christina Lauren

Je dois avoir un truc pour les romans écrits à quatre mains en ce moment ! Après l’histoire d’Ash et Sky, je me suis plongée dans celle d’Holland et Calvin, qui n’en est pas moins atypique. Ce roman a été écrit par Christina Lauren. Derrière ce pseudo se cache deux femmes merveilleuses qui nous ont déjà offert pas mal d’oeuvres littéraires (Love & Other Words est toujours dans ma PAL au fait !). J’avais hâte de découvrir leur plumes et il m’a semblé normal de commencer en douceur, avec cette histoire toute mignonne qui m’a donné du baume au cœur.

Holland me ressemble beaucoup et c’est sans doute pour ça que j’ai aimé ce roman. Elle est indécise, elle ne sait pas qui elle est ni ce qu’elle veut faire de sa vie : elle me fait penser à moi il y a trois ans, avant que je ne trouve ma voie dans l’écriture et dans la musique. Nous partageons toutes les deux les mêmes passions, et je sais de quoi je parle : j’ai eu, moi aussi, un gros coup de cœur pour un musicien, pendant mon adolescence, et bien que mon histoire ne se soit pas aussi bien terminée que celle d’Holland, je ne regrette rien. Le danger, avec les musiciens (ou en tout cas, c’est quelque chose que j’ai pu remarqué au fil des années) est qu’ils peuvent se montrer très narcissiques, et il est donc très compliqué de les aimer avec une confiance aveugle. Il est difficile, avec eux, de se sentir complètement mise en lumière, de se sentir valorisée, car leur passion surplombe parfois tout le reste (ce qui peut se comprendre). Ce n’est pas fait pour tout le monde, et ce n’était clairement pas fait pour moi.

Mais Calvin demeure l’exception qui confirme la règle : il est clairement passionné par ce qu’il fait, ce qu’il crée, et cela se ressent dans les descriptions que fait Holland de sa façon de jouer. J’avais presque l’impression de le voir et de l’entendre, de mes propres yeux et de mes propres oreilles. C’est pour moi un élément important dans un roman qui parle de musique, car il est difficile de décrire quelque chose d’aussi subjectif sur le blanc d’une page. J’ai lu des romans qui parlent de musiciens, mais je ne les entendais jamais. Ce n’était pas le cas avec Calvin.

Au-delà de ces sujets qui me touchent personnellement, le seul point négatif que je pourrais reprocher à Roomies est que je n’ai pas vraiment ressenti de passion évidente entre les deux personnages. Certes, ils s’entendent bien et sont ultra-compatibles, c’est indéniable, mais mis à part les quelques sujets de discordes que l’on voit passer çà et là, il n’y a pas de réel combat pour leur amour. Tout part d’un arrangement à l’amiable, qui ne concerne pas vraiment leurs sentiments respectifs, et c’est là que réside toute l’originalité de leur histoire. Ils ont tout fait à l’envers ! Le mariage d’abord, les sentiments ensuite. Un peu comme un mariage arrangé qui finit bien. Et même si le fait qu’ils soient faits l’un pour l’autre est évident, je n’ai pourtant pas ressenti l’urgence, ni de véritables enjeux par rapport à leurs sentiments. Il manquait un petit plus qui m’aurait fait tombé amoureuse de ce duo, comme ce fut le cas avec d’autres romans.

Néanmoins, j’ai passé un très bon moment ! L’écriture est fluide et se laisse facilement lire, je l’ai terminé assez vite. On ne ressent pas vraiment l’écriture à quatre mains et ce n’est pas plus mal ! Les deux auteures forment un parfait duo !

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Bonne lecture, et gardez la banane !