Réalisme bouleversant, dans « Ashes Falling for the Sky » 1 et 2

J’ai commencé le tome 1 de cette dilogie écrite à quatre mains il y a presque un an, et j’ai dû attendre longtemps avant de pouvoir enfin me procurer le tome 2. Mais je n’ai jamais oublié l’histoire d’Ash et Sky, qui m’a tellement bouleversée dans le premier tome, à tel point que j’en ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Ici, Nine Gorman et Mathieu Guibé nous offre un récit poignant, empreint d’un réalisme qui vous prend aux tripes de la meilleure et de la pire des façons tout à la fois.

Le 21 novembre 2018, les éditions Albin Michel publient le premier tome de Ashes Falling for the Sky. Je suis tombée dessus par hasard pendant l’une de mes promenades en librairie, et je l’ai totalement dévoré. Je suis immédiatement tombée amoureuse d’Ash et de ses airs torturés et rebelles, qui cachaient une douleur que je pouvais ressentir à travers ses mots, à travers les pages, presque physiquement comme si je pouvais l’effleurer du bout des doigts.

Le second tome est tout aussi fort, si ce n’est plus encore. Et le plus merveilleux dans tout ça, c’est que les auteurs n’ont pas eu besoin de créer un fantasme, comme la plupart le font dans les histoires d’amour. Il n’y a rien qui frôle le niais ou l’impossible, et pourtant… Le réalisme frappant de l’histoire est ce qui fait sa force. C’est la dure réalité, la vie, la vraie, qui guide les personnages à travers les pages. C’est ce qui peut arriver à n’importe qui : la mort, le deuil, la culpabilité, la dépression, la violence, la trahison… mais aussi l’amour, l’amitié, l’esprit de famille autant avec celle qu’on choisi qu’avec celle qu’on n’a pas le choix d’aimer.

J’étais tellement prise par l’histoire que j’ai trouvé la fin totalement injuste. Je ne vais pas vous spoiler, mais j’ai eu envie de balancer ce bouquin à travers la pièce tant j’étais bouleversée ! J’ai eu l’impression de vivre tous les sentiments des personnages avec eux, de les ressentir au plus profond de mon être et de fait, je me sentais totalement concernée par leur bonheur qui semblait imminent et qui, finalement… ne se réalisera pas. C’est une fin triste et heureuse à la fois car, s’il y a bien une leçon que cette dilogie m’a apprise, c’est qu’il est toujours possible de surmonter la perte d’un être cher grâce à ceux qui sont encore proches de nous, qui sont là, bien vivants et qui n’attendent que nous.

Tout de même, j’aurais préféré une fin plus heureuse ! Ash et Sky ne méritaient pas ça, mais c’est ainsi que fonctionne la vie : elle est dure, injuste et probablement la plus belle chose qui soit au monde malgré tout.

Je vous recommande vivement ces deux romans, qui m’ont touchée au plus profond de mon âme et pas seulement parce que les auteurs sont tout aussi fans de musique que moi !

Voici la bande annonce du tome 1 pour les curieux ! Sachez aussi que vous pouvez retrouver les deux playlists de l’histoire sur Spotify !

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Bonne lecture, et gardez la banane !

Les âmes sœurs d’Elle Séveno, dans « Les Liés »

Quelle énorme pause les amis ! Entre mes examens et mes ennuis de santé à répétition, j’ai eu un peu de mal à joindre les deux bouts. Malgré tout, me voici enfin de retour avec cette chronique tant attendue ! Je tiens à m’excuser auprès de l’auteure, car je me souviens que quelques secondes après la fin de ma lecture, je l’ai contactée en lui promettant une chronique le lendemain… je suis un peu en retard, je l’avoue. Désolée, Elle ! Mieux vaut tard que jamais !

Même si, jusqu’à présent, ce blog ne le reflétait pas vraiment, sachez que j’adore le fantastique. C’est avec ce genre que j’ai fait mes premières armes en littérature : j’ai évidemment commencé, petite, par la saga Harry Potter, puis Twilight, sans oublier Le Journal d’un Vampire, la trilogie Frisson, Fièvre et Fusion, et j’en passe. Les intrigues y sont toujours bien plus excitantes et surprenantes que dans d’autres genres littéraires, selon moi, car toutes les règles que l’on connaît dans un récit réaliste volent en éclats. Bizarrement, l’histoire que nous offre ici l’auteure, aux éditions Cyplog, m’a un peu fait pensé à une autre trilogie qui, elle, s’apparente davantage à de la science fiction: Delirium, par Lauren Oliver.

Là où Carline et Vadian se voient défendus de s’aimer au grand jour, il en va de même pour les personnages de Lena et Alex, mais pour des raisons différentes. Dans l’univers de Delirium, l’amour est considéré comme un virus, une maladie à éradiquer à tout prix contre laquelle un vaccin aurait été créé, administré à tous les jeunes de 18 ans. Dans Les Liés, il s’agit de tout autre chose : une nouvelle mutation génétique qui créerait des individus supérieurs à la race humaine, grâce au fait qu’ils se retrouvent liés à une autre personne, une âme sœur. Face au déclin des êtres humains, lesquels sont de moins en moins fertiles, les liés se retrouvent traqués et testés comme des animaux de laboratoires, voués à devenir des expériences scientifiques visant à appréhender ce qui les rend si forts, immortels et surtout surhumains.

Sans surprise, j’ai adoré cette histoire. La rébellion contre le système en place, un amour inébranlable et des capacités surnaturelles confiées aux héros, c’est la recette idéale pour me rendre accro. A bien y réfléchir (et j’ai eu du temps pour le faire, d’ailleurs) l’histoire de Carline et Vadian n’est qu’une version extrapolée de ce que la plupart des gens différents vivent au quotidien. L’humain a toujours eu peur de la différence, il méprise ce qui lui apparaît comme supérieur à cause de son éternel complexe d’infériorité, et c’est bien malheureux. Toutefois, l’espoir n’est pas vain : il existera toujours des rebelles, des gens qui sont prêts à sacrifier leurs vies pour sauver celle des autres et défendre ceux qui n’en ont pas les moyens. C’est exactement ce qu’il se passe dans Les Liés : après s’être cachés, avoir résisté et s’être battus de toutes leurs forces, Carline et Vadian finissent par trouver une aide inattendue, et c’est avec un pincement au cœur que je les ai vu hésiter, par peur d’être de nouveau tombés dans un piège ou par crainte que ce ne soit trop beau pour être vrai. C’est dire combien la générosité et l’amour inconditionnel entre tous devient rare, en ce monde. L’être véritablement désintéressé est une espèce en voie de disparition.

Elle Séveno nous offre encore une fois une histoire puissante et bourrée d’émotions qui ont plus d’une fois, au court de ma lecture, ébranlé mon fragile petit cœur. J’en suis ressortie totalement soufflée, et bien que je sois restée un peu sur ma faim (c’est ce qui arrive dans les bonnes histoires, on voudrait qu’elles ne finissent jamais!), j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

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Bonne lecture, et gardez la banane !

Troublantes émotions avec « Le Voleur de Baisers », par L.J. Shen

Ce roman-là, je ne m’y attendais tellement pas. L.J. Shen a déjà prouvé à maintes reprises qu’on pouvait lui faire confiance pour nous servir un vrai méchant garçon sur un plateau d’argent, et encore une fois, elle ne nous déçoit en aucun cas avec Wolfe Keaton, sénateur avide de vengeance et plus sexy encore que ses prédécesseurs. Avec Le Voleur de Baisers, l’auteure nous livre une histoire passionnante, addictive et l’on comprend dès les premières pages qu’elle sera intense et emprunte d’un danger incomparable.

De quoi ça parle ? Jetons un oeil au résumé :

« Être la fille d’un parrain de la mafia italienne de Chicago fait de Francesca une jeune femme à part, une véritable princesse. Son avenir est tracé depuis son plus jeune âge: elle épousera l’héritier d’une famille criminelle, alliée à la sienne. Elle l’a accepté depuis longtemps, même si cela la condamne à vivre dans une prison dorée. Et surtout, celui qui lui est promis est un ami d’enfance pour qui elle nourrit de tendres sentiments depuis longtemps.

Mais Wolfe Keaton a d’autres projets pour elle. C’est un jeune sénateur de Chicago qui veut détruire la famille de Francesca pour des raisons personnelles. La jeune femme est un pion dans la partie d’échecs qui l’oppose au père de la jeune femme. Elle est obligée soudain d’abandonner tous ses projets et l’homme qu’elle aime et attend depuis si longtemps. Le peu de liberté qu’il lui restait, aussi.

Wolfe croyait avoir pensé sa vengeance dans ses moindres détails. Mais il a sans doute sous-estimé Francesca et les sentiments qu’elle pourrait lui inspirer. »

J’ai été particulièrement séduite par l’univers dans lequel L.J. Shen a décidé de faire évoluer ses personnages : la mafia italienne de Chicago, l’Outfit, fait les heureux de nombreux écrivains et scénaristes depuis longtemps, et je suis particulièrement fan de ce genre d’histoires. Même si je pense que l’auteure aurait pu aller un cran plus loin dans l’histoire sanguinolente de cette organisation criminelle toute particulière, sa présence prend tout son sens avec Francesca et la vengeance de Keaton.

J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à notre héroïne, car j’ai du mal à m’identifier à quelqu’un qui semble accepter son destin sans broncher, aussi peu reluisant soit-il. Elle m’a parue un peu fade et simple durant les premiers chapitres, je n’arrêtais pas de m’imaginer en train de lui crier à la figure de se battre mieux que ça. Mais au fil des pages, j’ai appris, comme Wolfe, à entrevoir sa détermination et son attachement pour les valeurs familiales qu’elle avait appris à aimer. Certes, son amour de jeunesse quelque peu naïf et un peu trop emprunt de contes de fée à mon goût ne me plaisait pas trop. J’ai donc un avis quelque peu mitigé sur ce personnage, surtout qu’elle me semble pardonner un peu vite les fautes de Wolfe.

Mais comment lui résister, au juste ? Cet homme puissant, sans peur, meurtri au plus profond de lui-même. Il est secret, sans pitié, autoritaire et diablement sexy (dans ma tête, du moins) : il est tout ce qu’on peut aimer dans un héros de New Romance. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il est un modèle de BBF, bien au contraire : il fera souffrir son épouse de la pire des manières, et je n’appréhende toujours pas très bien la capacité de Francesca à lui céder aussi facilement. Ils entretiendront une relation de « je t’aime, moi non plus » à vous donner le tournis.

La fierté est un thème qui revient souvent dans ce roman, et cela donne à réfléchir, surtout du point de vue du mariage. Selon Wolfe, et c’est tout à son honneur, s’agenouiller devant quelqu’un, c’est se mettre en position de faiblesse. Mais l’est-ce vraiment quand on le fait face à quelqu’un qu’on aime ? Remettre sa fierté entre les mains de son âme sœur peut paraître discutable à bien des égards, mais je suis d’accord avec l’idée qu’il faut parfois faire taire son ego pour aimer de la bonne façon.

Même si j’avais un peu de mal à supporter le caractère de Francesca, je n’ai pas pu interrompre ma lecture très souvent. C’est une histoire addictive, on a envie de voir comment tout va se terminer, et bizarrement, même si les personnages peuvent ne pas vous séduire dans un premier temps, on est content pour eux sur la fin.

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Bonne lecture, et gardez la banane !

Choc des réalités, avec « Love & Rehab » de Jay Crownover

Qui ne peut pas aimer un bon bad boy de temps en temps ? En tout cas, je ne me lasse pas de lire les histoires de garçons rebelles aux intentions douteuses, qui se révèlent avoir un grand cœur et une sensibilité certaine à la fin. Cable James McCaffrey, le héros du roman Love & Rehab de Jay Crownover, ne fait pas exception, si ce n’est qu’il m’est apparu bien plus réel que les autres. Ce roman est un véritable coup de cœur, je l’ai terminé en deux jours et en général, c’est ce qui qualifie une romance addictive à mes yeux. Sans jeu de mot, évidemment.

De quoi ça parle ? Jetons un œil au résumé :

 » Elle ne le connaissait presque pas, pourtant, elle a été la seule à voir les signaux d’alerte. Cable James McCaffrey, si cool et populaire, est un junkie au bord de l’auto- destruction. Affton a trop souffert de l’addiction de sa propre mère pour ne pas au moins donner l’alerte, aussi odieux soit ce garçon.

Quand la mère de Cable apprend qu’une personne est assez folle pour se préoccuper sincèrement de son fils, elle s’empresse de faire une proposition à Affton : passer l’été en compagnie de Cable dans une villa du bord de mer et s’assurer qu’il ne retombe pas dans la drogue. Un service qu’elle saura payer suffisamment généreusement pour permettre à Affton d’étudier dans l’université de ses rêves.

Comment refuser ? Affton en est incapable, même en sachant pertinemment que Cable va détester ce projet.

Et, surtout, qu’il est susceptible de développer chez elle une tout autre forme d’addiction, peut-être plus dangereuse encore… « 

Les thèmes abordés dans ce roman le sont avec une telle justesse que c’en est frappant. J’ai ressenti chaque émotion décrite, les personnages évoluent sous nos yeux de manière si juste et en même temps, le récit nous fait voyager vers des fantasmes plus agréables les uns que les autres. J’avais des papillons dans le ventre rien qu’en parcourant les phrases qui tourbillonnent dans l’esprit torturé de Cable, j’ai vu ses sentiments envers Affton changer lentement, et vice vers ça. Ce n’était pas un coup de foudre comme pour la plupart des héros de New Romance, c’était réel, profond et puissant tout à la fois.

J’ai été d’autant plus séduite que cette histoire soit inspirée, avec beaucoup de liberté évidemment, de faits réels, personnels qu’a pu vivre Jay Crownover dans son passé. Le fait que Cable ait été imaginé d’après les traits de son premier amour le rend d’autant plus vrai. Le thème de l’addiction est complexe, et s’adapte en fonction des gens et des circonstances, mais l’auteure l’aborde avec une sincérité déconcertante. C’est une réalité violente que rencontrent tout un tas de personnes, parfois de façon insoupçonnée et le fait d’être plongée de la tête au pied dedans à travers les pages m’a fait reconsidérer ma manière de voir les choses.

Aussi, j’aime l’idée que Cable ne se soit pas battu uniquement pour être avec Affton au final. Leur histoire n’est pas parfaite et c’est ça qui la rend d’autant plus réelle et plausible. Il devait se battre pour lui-même avant tout, car il est impossible d’envisager aimer qui que ce soit tant qu’on ne s’aime pas soi-même. C’est ce qu’il a fait, et ce qui lui a permis de retrouver Affton à la fin de l’histoire.

Aussi, j’ai beaucoup apprécié que le personnage féminin ne soit pas dépeint comme la perfection incarnée. Elle ne se rend certes pas compte de son pouvoir d’attraction sur les gens, et j’ai beaucoup admiré sa détermination, mais elle a ses défauts et elle ne s’en cache pas. Vers la fin, je m’attendais à les voir tout simplement heureux, mais j’ai également aimé cette mention des hauts et des bas qu’une relation bien que teintée d’évidence peut connaître. Affton et Cable ont beau s’être retrouvés après un temps, tout n’a pas été rose entre eux sur la durée, et même si leur histoire continuera encore longtemps (je me l’imagine, en tout cas), elle ne sera jamais parfaite, et c’est très bien comme ça.

Une romance pleine d’émotions et vibrante de réalité que je recommande vivement ! Love & Rehab m’a chamboulée tant au niveau de l’écriture, recherchée et profonde, que de l’histoire, puissante et fidèle aux thèmes que j’adore en New Romance. L’alchimie entre Cable et Affton est indéniable et les voir l’explorer à travers les pages a fait du bien à mon cœur.

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Bonne lecture et gardez la banane !

Une jolie histoire de Noël avec « Unexpected Christmas », par Pheonix B. Asher

J’aime bien les films de Noël. C’est assez réconfortant, en général, même si toutes les histoires se ressemblent : prévisibles, elles finissent bien et bizarrement, il y a toujours un chien… Unexpected Christmas ne s’éloigne pas trop de cette ligne éditoriale, à l’exception du chien, peut-être. Mais bizarrement, découvrir une histoire de Noël dans un livre étant une première pour moi, je m’attendais à plus de surprises. Surtout dans une New Romance où j’ai pour habitude de lire des histoires enflammées pleines de passion. Ce n’est pas tout à fait ce que j’ai pu saisir dans ce roman.

De quoi ça parle ? Jetons un œil au résumé :

 » Emerson, la fille adoptive de la riche famille Kessler, a tout ce qu’elle a toujours rêvé d’avoir : des amies fidèles, un dressing de la taille d’un studio, et un fiancé qui va bientôt lui offrir un mariage de princesse. Pourtant, à quelques mois de la cérémonie, une lettre accapare toutes ses pensées, l’empêchant de se concentrer sur les préparatifs. Alors que Noël approche, Emerson quitte sa Californie natale. Destination le froid du Montana, pour un voyage à la recherche de ses origines qui pourrait bien lui réserver des surprises inattendues. À commencer par ce cow-boy à l’allure de mannequin qui semble en connaître plus qu’elle sur son passé ! « 

Je n’irais pas jusqu’à dire que ce livre est une déception : j’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur et ma lecture fut une distraction bienvenue à l’approche de mes examens. C’était agréable et je peux définitivement mettre ce roman dans la pile « lecture détente ». Mais je ne peux pas non plus nier qu’à la fin du récit, je suis un peu restée sur ma faim. Il manquait quelque chose, un élément de surprise qui aurait fait tourné l’histoire à 360° sans qu’on s’y attende, quelque chose pour différencier ce récit de Noël couché sur le papier des centaines de films sur le même thème qui se ressemblent tous et qu’on voit passer en boucle sur toutes les chaînes de divertissement à 14h de l’après-midi. Les scénarios sont prévisibles à un point qu’on connaît déjà la fin dans les cinq premières minutes, et c’est exactement la sensation que j’ai eue en lisant les deux premiers chapitres de l’oeuvre d’Asher.

Mais j’ai continué à lire, dans l’espoir que peut-être, je me trompais, que quelque chose allait me surprendre et qu’une étincelle de passion allait surgir, dans une grosse dispute ou dans une grosse révélation entre les deux personnages principaux, Emerson et Sage. Au-delà des noms un peu inhabituels de ces deux adorables amants, je les trouve un peu clichés : la fille riche promise au meilleur parti de Californie qui veut savoir d’où elle vient, et le cow-boy serviable et apprécié de tous, beau comme un dieu et – comme par hasard – toujours célibataire à 28 ans ? J’aime que mes lectures me fassent fantasmer, mais pour moi, c’était un peu trop beau pour être vrai.

L’histoire est toutefois touchante, j’ai beaucoup apprécié les thèmes abordés : Emerson qui découvre ses origines, les valeurs qui véhiculent dans les familles modernes et la simplicité de la vie. C’était, encore une fois, réconfortant de se plonger dans une histoire qui évoque les notions de partage, d’amour et de famille de manière aussi chaleureuse et avec une douceur incomparable. Ce récit m’a rappelé combien le bonheur peut être trouvé dans les petites choses, à l’apparence insignifiante : dans une balade en hiver, dans un bon repas avec ceux qu’on aime, et dans les yeux de notre âme-sœur.

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Bonne lecture, et gardez la banane !

« Tyran », ou quand passion rime avec violence

Comme beaucoup d’auteurs de New Romance nous l’ont déjà prouvé, le genre littéraire peut parfois se décliner en sous-genres. Ce fut le cas du tome 1 de la série Kingdom, King, que j’ai pu dévorer il y a de cela quelques mois déjà. J’ai pu constater que l’univers violent et sombre de Brantley King pouvait tout à fait convenir pour une histoire d’amour mouvementée, complexe et passionnée. A l’annonce de la sortie du tome 2, j’ai été très impatiente de pouvoir mettre la main dessus, ce que je n’ai pas manqué de faire au #FNR2019 !

De quoi ça parle ? Jetons un œil au résumé :

« Il faut craindre le tyran…

Depuis le moment où Doe a repris conscience, blessée, seule et amnésique, elle a toujours cru qu’elle ne serait vraiment en sécurité que lorsqu’elle aurait retrouvé la mémoire et saurait qui elle est vraiment.

Maintenant qu’elle a été identifiée par sa famille et qu’elle est retournée auprès des siens, elle découvre que la vie qu’elle menait auprès de King était celle qu’elle avait vraiment choisie. Il lui manque terriblement.

Elle ne se souvient toujours pas de son passé et plus le temps passe, plus elle se sent étrangère au sein de sa propre famille. Elle ne sait rien d’eux, finalement.

Le danger semble toujours rôder autour d’elle et avec chaque bribe de souvenir qui lui revient, le mystère s’épaissit.

Doe n’est certaine que d’une chose: elle veut King et elle devra se battre pour le retrouver ».

La fin du premier tome a engendré un certain suspense que j’avais hâte de tempérer. T.M. Frazier nous a apporté ici des personnages différents bien que semblables par bien des aspects: torturés, rebelles, blessés et brisés de bien des façons. J’avais très envie de savoir ce qui est arrivé à Doe pour qu’elle perde ainsi la mémoire. J’étais intriguée et la passion qui la lie à King me manquait.

Même si le personnage de King est totalement répréhensible pour ses actions – c’est un criminel, un meurtrier, après tout – on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine empathie pour lui. Probablement parce qu’on a accès à ses pensées les plus profondes, les plus intimes, à son point de vue de l’histoire. Tout ce qu’il fait, il le fait pour l’amour qu’il porte à Doe, et sa fille, Max.

Ce second tome est plein de surprises, l’une d’entre elles – probablement la plus grosse – étant l’identité du Tyran. Au début, j’ai cru qu’il s’agissait du sénateur, lequel ne se présente pas comme le modèle du père de l’année au premier abord. Il m’a fallu attendre la fin de l’histoire pour tout comprendre, et j’ai fini sur les fesses tant je ne m’y attendais pas ! J’adore quand les histoires sont imprévisibles.

De plus, la passion brutale qui consume King et Doe m’a laissée pantelante à nouveau. Aucun couple ne se ressemble, et il est clair que celui-ci est véritablement unique. J’avais oublié la violence des mots qu’utilise l’auteure pour décrire les scènes d’action, qu’elles soient criminelles ou d’amour, et bien que ça puisse déranger certaines âmes sensibles, je n’en suis pas une, mais j’ai toutefois été surprise par moment par les émotions que ce récit engendrait en moi.

Ce récit parle de deuil, de valeurs familiales, d’amitié et d’amour inconditionnel. En lisant, on a tendance à oublier l’immense différence d’âge entre King et Doe, la jeunesse et la naïveté de cette dernière. Elle a grandi bien trop vite et doit s’accommoder d’un père absent et d’une mère alcoolique : des parents qui faillissent à leurs rôles respectifs, des sentiments qu’elle ne comprends pas et une grossesse adolescente, c’est de ces éléments que sa vie d’avant, la vie de Ray, se composait.

Quelque part, le fait qu’elle ait perdu la mémoire permet de ne pas trop la plaindre, car au départ elle ne se souvient pas de la souffrance, de la solitude dont elle était la proie, ni même de la trahison de celui qu’elle considérait comme son meilleur ami, le père de son enfant. Je ne vais pas vous spoiler davantage car ce récit mérite d’être lu avec une paire d’yeux frais et presque innocents, tant la surprise vous prend au tripes.

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Bonne lecture, et gardez la banane !

6 ans, une histoire d’amour atypique, signée Elle Séveno

J’ai découvert Elle Séveno grâce à son premier texte, Made Me Bad : j’ai un faible pour les bad boy – en même temps, qui ne les aime pas ? L’auteure a réussi à m’accrocher rien qu’avec ce détail, aussi j’avais hâte de continuer à lire ses écrits. J’ai été très séduite par Restart With Song – en ce moment-même réquisitionné par ma chère Maman, qui le dévore également – car je suis une adepte des histoires impliquant des musiciens. Jusqu’ici, Elle Séveno ne m’a jamais déçue. Et ce n’est pas prêt d’être le cas, je pense.

Encore une fois, avec 6 ans, elle a attiré mon attention. Ce roman fait partie de mes achats impulsifs du Festival New Romance 2019 de Lille – je regrette d’ailleurs de ne pas avoir pu rencontrer l’auteure, mais la file était tellement longue… j’ai été découragée. C’est dire combien ses récits ont séduit du monde !

J’ai bêtement cru que ce bouquin ne raconterait qu’un fantasme de la babysitter : un petit garçon qui tombe amoureux de la jeune ado qui s’occupe de lui en soirée pendant que les parents sont de sortie, parce qu’elle est belle et plus âgée. J’ai pensé retrouver six ans plus tard, le même petit garçon, un peu plus adulte certes, mais toujours aussi enfantin, et surtout, je ne m’attendais pas à cette réaction de la part de la babysitter en question. A bien y réfléchir, j’aurais réagi pareil, en fin de compte.

Jetons un oeil au résumé !

« 6 ans séparent Victoria et Raphaël.

6 ans d’écart qui ont suffi, lorsqu’elle était adolescente, à ce que Victoria ne se rende jamais compte de l’amour que lui portait le jeune Raphaël et n’ait d’yeux que pour son grand frère bien plus attirant.

6 ans sans se voir depuis que Victoria a quitté la ville du jour au lendemain avec sa famille, laissant désespéré celui dont elle était la baby-sitter.

Quand Victoria revient, des années plus tard, il ne faut que 6 secondes à Raphaël pour tomber de nouveau amoureux d’elle. Sauf qu’il n’est plus un enfant et compte bien le lui prouver. Quoi qu’en dise son frère. »

J’ai terminé cet ouvrage en sept heures. Je l’ai commencé sans grande conviction, cherchant simplement à m’occuper l’esprit en attendant que mon dîner soit prêt. Et je n’ai pas réussi à le reposer. Je le lisais même en mangeant, c’est vous dire ! Il est rare qu’un livre me fasse cet effet-là, mais dans un sens, je ne suis pas surprise. C’est là que réside le talent de cette auteure hors du commun. Elle nous tient en haleine, jusqu’au bout, alors qu’on sait très bien qu’une fin qui ne sera pas heureuse ne nous satisfera pas et qu’il est obligé que tout se finisse bien. Et surtout, j’ai remarqué le talent de Séveno pour faire monter la température.

J’ai eu très, très chaud pendant cette lecture. Il faut dire que le petit Raphaël n’est pas du tout comme je me l’étais imaginé au départ. La puberté, ça fait tout. Je ne pensais pas ressentir autant de tension sexuelle entre les deux héros principaux, et c’est une très agréable surprise. Je me souviens avoir ressenti la même chose en lisant Make Me Bad.

L’alchimie entre les personnages est indéniable et on le sent dès le départ. Car quand Victoria revoit Raphaël pour la première fois depuis six ans, elle n’a pas simplement la réaction de l’éternel « Waouh, tu as bien grandi ! ». Non, ce serait trop facile. C’est une véritable attraction, comme deux aimants, qui s’est installée entre eux.

Je n’ai pas aimé le personnage de Brice, mais je pense que c’était l’intention de l’auteure de ne pas le faire apprécier au début, du moins. C’est lui, ce fameux frère aîné. Il m’est apparu comme quelqu’un de collant, de lourd et de trop insistant. Certes, parfois, quand on traîne une histoire avec quelqu’un, se revoir est toujours un peu compliqué et les sentiments refont souvent surface. Mais sont-ce véritablement des sentiments, ou simplement leur souvenir un peu trop réconfortant ? Pendant un moment, j’ai eu peur pour le pauvre Raphaël, qui se débat comme il peut pour être pris au sérieux en tant qu’adulte.

Et puis, il y a toute cette histoire secondaire qui entoure les personnages et les lie, d’une certaine façon : le cancer de la mère de Raphaël, les mésaventures (ou pas ?) de la soeur de Victoria, les souvenirs de sa grand-mère… Tout s’assemble parfaitement, comme un puzzle.

J’admire également les connaissances (ou les recherches) de l’auteure sur le wakeboard ! Tant de mots techniques que je n’ai pas toujours compris. Je me suis amusée à chercher des vidéos sur YouTube pour voir de quoi ça avait l’air. J’ai bavé, oui. Parce qu’il est indéniable que ce genre de sport a une façon de façonner un corps masculin comme aucun autre. Ce n’est donc guère étonnant quand on voit l’effet que le personnage de Raphaël a sur Victoria. J’en suis encore toute retournée !J’ai vraiment adoré cette histoire, surtout que je peux totalement comprendre le point de vue des héros sur la différence d’âge. Parfois, les gens ont beau être à des stades différents dans leurs vies respectives, cela ne signifie pas forcément qu’ils veulent des choses différentes. Tant qu’on aime, on ne compte pas. Et une chose est sûre : l’amour qui lie Victoria et Raphaël est fort, intense, passionné et je l’ai vécu et ressenti avec eux tout au long de ma lecture.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Dites-moi tout !

Bonne lecture, et gardez la banane !

« Until The End », un roman qui pose question

J’ai découvert Laura S. Wild grâce à sa saga My Escort Love. Comme beaucoup de séries, il peut arriver qu’après un super premier tome, le second ne plaise pas autant, et c’est ce qui s’est passé me concernant. J’adorais sa façon de raconter une belle histoire, mais j’ai abandonné le second tome à la moitié car je m’ennuyais un peu et je le trouvais tiré par les cheveux. J’étais donc impatiente de voir si Until The End pourrait redorer le blason de l’auteure à mes yeux, et c’est chose faite !

Avant de plonger dans le cœur du roman, jetons un œil au résumé :

« Un soir d’octobre, alors que Mila rentre chez elle, sa vie bascule. Quelqu’un l’attend en bas de son immeuble, une main se plaque sur sa bouche, et un 4X4 l’emporte… Mila vient d’être enlevée.

Lorsqu’elle revient à elle, la jeune femme s’aperçoit qu’elle est séquestrée et coupée de tout, sans comprendre pourquoi elle a été prise pour cible. Qui est son ravisseur ? Que lui veut-il ?

Retenue dans un endroit isolé, elle va devoir apprendre à vivre avec Carter, l’homme chargé de la surveiller, qui la trouble autant qu’il la terrifie.

Pour Carter, Mila n’est qu’un contrat de plus à honorer. Sa mission est simple : l’enlever, la maintenir prisonnière puis la relâcher une fois la rançon payée. Mais il commet une erreur qui va tout bouleverser : quelque chose chez sa captive lui fait baisser la garde. Et il laisse malgré lui un lien se créer entre eux…

Tandis que leur cohabitation forcée se prolonge. Carter et Mila en découvrent chaque jour davantage l’un sur l’autre et la jeune femme réalise que malgré les apparences, son ravisseur porte un lourd fardeau et qu’il est peut-être prisonnier autant qu’elle.

Et si l’amour pouvait les libérer ? « 

J’ai été plus qu’intriguée en lisant ce quatrième de couverture, parce que je n’ai jamais rien lu de pareil en New Romance auparavant. Je me suis dit qu’il y avait là quelque chose à creuser, mais ce n’est pas, comme je l’ai cru au départ, une simple histoire teintée de syndrome de Stockholm. Rien à voir. L’histoire de Mila et Carter est bien plus complexe que ça.

Ce roman m’a poussée au-delà de mes limites. Il m’a entraînée à reconsidérer mes principes et des valeurs auxquelles je tiens, à voir sous un autre jour les relations qui peuvent naître dans une situation aussi extrême que celle-ci. Carter nous apparaît, aux premiers abords, comme quelqu’un de violent, sans cœur et sans aucune compassion. L’auteure dissimule sa véritable nature dès le départ et l’on découvre, en même temps que Mila, qu’il ne s’agit que d’une façade. Avec elle, on le démasque, couche par couche, et on apprends à l’apprécier, à se montrer compatissant et à le comprendre, voire même à l’aimer. Les blessures du passé laissent parfois plus que des cicatrices: elles laissent des plaies béantes que l’on ne parvient pas à soigner seul.

A certains moments, j’ai pensé que Mila était bel et bien folle, ou au moins bien trop naïve, car Carter a beau avoir été blessé et brisé plusieurs fois, cela n’excuse pas tout ce qu’il fait. Je ne la comprenais pas, je n’arrivais pas à appréhender de façon rationnelle cette façon qu’elle avait de le pardonner aussi facilement. Et je suppose que je n’y arrive toujours pas. Voilà pourquoi ce roman pose question, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il comporte un avertissement et une note de l’auteure dans les premières pages. Certaines histoires ont besoin d’être racontées, mais elles ne doivent pas être lues par tout le monde pour autant, et je trouve admirable que l’éditeur et l’auteure ensemble se sont mis d’accord là-dessus.

En lisant Until The End, j’ai dû m’obliger à prendre un certain recul et rester critique face aux personnages, mais tout cela n’enlève rien au talent de Laura S. Wild pour ficeler une histoire poignante, déchirante, avec ses rebondissements et ses émotions fortes. J’ai vraiment eu beaucoup de mal à poser ce bouquin et à interrompre ma lecture, et même si je l’ai terminé en seulement trois jours – ce qui est assez court pour moi étant donné que je ne fais pas que ça – je sais que je vais y revenir un peu plus tard. Je me suis plongée corps et âme dans cette belle et tragique histoire et je sens qu’elle me suivra encore longtemps.

Trahison, amitié, troubles, amour, courage, passion, famille, cicatrices et blessures sont les maîtres-mots de ce récit. Une histoire d’amour plus qu’atypique nous est offerte ici par Laura S. Wild, et je la recommande vivement !

L’avez-vous lu ? Comptez-vous y plonger bientôt ? Dites-moi tout !

Bonne lecture, et gardez la banane !

#Zason VS #Violan, à vous le choix !

Morgane Moncomble nous offre ici une suite bien méritée à Viens on s’aime, ce roman tout mignon qui m’a réchauffé le cœur l’année dernière. Je m’attendais à retrouver cette touche d’amour tout en Nutella et petites attentions, mais j’étais loin de m’imaginer que ce que j’allais lire, dans Aime-moi, je te fuis, et encore moins qu’il allait complètement me bouleverser. Ici, nous suivons l’histoire de Zoé et Jason, dont nous avons déjà eu quelques aperçus dans le premier tome, en arrière-plan de l’histoire touchante de Violette et Loan. Petit résumé.

« Le premier qui tombe amoureux a perdu.

Tout le monde sait que la meilleure façon d’oublier son ex est de s’envoyer en l’air avec un inconnu. Non ? En tout cas, Zoé en est persuadée. Justement, elle trouve l’homme parfait pour le job dans un bar irlandais : un sourire idiot, un corps parfait et un pull de Noël ridicule, que demander de plus ? Zoé l’aurait même rappelé… s’il n’avait pas été le pire coup de sa vie.

C’est décidé, Jason arrête les plans d’un soir. Il aurait dû comprendre le message plus tôt, mais cette nuit avec l’inconnue aux cheveux roses l’a convaincu : plus jamais ! Du moins jusqu’à ce que l’inconnue en question s’avère être Zoé, la colocataire de son meilleur ami Loan.

Le souvenir de leur nuit catastrophique les pousse à se détester dès le début. Mais lorsque Zoé vient lui demander de l’aide, Jason lui propose un deal qu’elle ne pourra pas refuser. »

Je suis contente d’avoir lu Nos âmes tourmentées avant celui-ci, car maintenant je sais exactement de quoi est capable Morgane Moncomble. Mais je ne me doutais pas qu’elle irait aussi loin dans ce second tome. Elle nous parle de sujets qui la touchent, qui lui semblent importants et qui, à mon sens, devraient être abordés plus souvent dans des lectures telles que celle-ci. Identité sexuelle, deuil, homophobie, violences familiales, troubles alimentaires… tout y passe, et que vous y soyez sensibles ou pas, je vous garanti que cette histoire ne vous laissera pas indifférents.

Pour ceux qui me suivent sur Instagram – et si ce n’est pas déjà fait, n’attendez plus ! – vous savez sans doute que j’ai terminé ce roman à près de 2h du matin. Je l’ai fini en trois jours, top chrono, ce qui, pour moi, est assez rapide étant donné ma vie d’étudiante super débordée sur le côté. Quand un livre me plaît autant, je ne peux tout simplement pas le reposer très longtemps.

Jason est un personnage qui brise tous les clichés : il donne l’impression d’être juste un gars qui couche à droite et à gauche, et pourtant, il casse bien vite cette image de Don Juan que l’on s’attendait à découvrir après avoir lu le premier tome. C’est un homme heureux, qui malgré des débuts difficiles dans la vie et les désaccords avec ses parents adoptifs, s’en sort plutôt bien et a la tête chargée de rêves. C’est un geek, qui aime les chats – on ne peut qu’adhérer – qui sait ce qu’il veut et n’a pas peur de l’assumer. Il est plein d’attentions, il est désintéressé et bien que légèrement narcissique, il m’a rapidement fait fondre.

On apprends beaucoup de choses sur Zoé dans ce second tome: on connaissait déjà l’existence de son frère drogué qui lui réclame de l’argent, mais on ne se doutait pas de ce qu’elle endure au quotidien ni ce qu’elle a dû supporter étant plus jeune. Un frère pervers narcissique et violent, une mère sentimentalement indisponible et psychologiquement absente, une boulimie qui revient par vague et des questionnements sur sa bisexualité. Comme beaucoup, aujourd’hui, elle rencontre un énorme succès sur Instagram grâce à son compte mode, mais dans cette histoire, on apprend aussi à comprendre l’envers du décor, le prix que la célébrité en ligne peut avoir: insultes, harcèlement, tous ces anonymes qui ne cherchent pas à comprendre plus loin et dépassent cette limite autrefois sacrée qu’est la vie privée.

J’ai déjà compris depuis longtemps que Morgane Moncomble est loin d’être une auteure de clichés. Parfois, un roman plein d’évidences et de prévisibilité fait du bien, mais je préfère quand les personnages sortent de cette utopie amoureuse et reviennent s’ancrer dans la réalité. Je pense notamment à la première fois de Zoé et Jason: coucher avec quelqu’un pour la première fois, surtout quelqu’un qu’on ne connaît pas, peut être maladroit et gênant. Ca peut même être catastrophique, au final, mais ce sont des choses qui arrivent. Tout ne peut pas être parfait, tout les couples ne rencontrent pas l’orgasme en même temps : en fait, c’est le cas de la plupart des gens. Et ça me va très bien, de lire quelque chose d’aussi vrai et authentique. Certes, la New Romance est faite pour nous faire fantasmer, mais il ne faut pas non plus exagérer: une fois qu’on s’éloigne trop de la réalité, on n’y croit plus.

Ce roman diffère beaucoup du premier pour différentes raisons, mais la principale reste les sujets plus durs et plus profonds qui mènent la danse, qui rapprochent et éloignent en même temps les #Zason. On rencontre ici deux personnages forts et farouchement indépendants, qui malgré tout ce qui aurait pu les séparer, se retrouvent et décident de tomber amoureux. Bien qu’à mon sens, on ne le décide jamais vraiment. Mais si ça peut leur faire plaisir de croire que c’est le cas 😉

Et pour ceux qui l’ont lu, et qui n’ont pas non plus manqué d’ajouter Nos âmes tourmentées à leur PAL, avez-vous remarqué l’incruste sur la fin ? Je me souviens qu’une autre auteure de New Romance, Gaïa Alexia, s’est également amusée à entremêler ses romans entre eux… mais lesquels ? 😉

Avez-vous lu Aime-moi, je te fuis ? Dites-moi tout dans les commentaires !

Et si vous l’avez-lu, donnez moi votre avis… êtes-vous plutôt Team #Zason ou Team #Violan ? Je vous tout savoir !

Bonne lecture, et gardez la banane !

L’art de la correspondance dans « Dear You », par Emily Blaine

« Dear You », dans sa version intégrale, se lit comme un seul et unique tome !

C’est la première fois que je me lance dans la lecture d’un intégrale. Trois tomes, réunis en un seul, ça peut paraître beaucoup. Mais j’ai été tellement vite accro à l’histoire de Kathleen et Andrew que je n’ai fait aucune pause entre chaque partie. Je l’ai lu d’une seule traite et, bien qu’il m’ait pris bien plus de temps que n’importe quel autre livre, je ne regrette absolument pas cette trouvaille.

De quoi ça parle, au juste ? Jetons un oeil au quatrième de couverture.

« Bienvenue au Peninsula. Un palace de rêve au cœur de la ville qui ne dort jamais. C’est là qu’officie Kathleen Dillon, dont la mission en tant qu’hôtesse d’accueil, est de satisfaire toutes les demandes de ses prestigieux clients.

Pour la plupart d’entre eux, elle est transparente – mais pas pour Andrew Blake. Dès son arrivée à l’hôtel, ce magnat de la presse, secret et extrêmement charismatique, semble s’intéresser de très près à Kat.

Depuis qu’elle occupe ce poste, c’est la première fois qu’on la remarque. Si elle se sent d’abord flattée, très vite, cette attention soudaine la déstabilise. Il faut dire que les exigences de son nouveau client sont plutôt troublantes… »

Dear You, par Emiliy Blaine.

Intrigué ? C’est aussi ce que j’ai pensé. D’abord, une impression de déjà-vu m’a traversée : encore une histoire de mec ultra riche qui séduit une fille qui ne fait pas partie du même monde, par ses excès et son charisme irrésistible. Détrompez-vous : Andrew Blake a beau être riche et extrêmement séduisant, il cache de profonds secrets qui le rendent, finalement, un peu comme tout le monde. Il ne faut pas oublier que même les plus privilégiés appartiennent au commun des mortels, et qu’il ont les mêmes envies, les mêmes désirs, qu’ils peuvent traverser les mêmes épreuves, aussi douloureuses puissent-elles être, que n’importe qui en ce bas monde. C’est le cas d’Andrew Blake.

Dear You, c’est une histoire d’âme sœurs. De destinée, et parfois, ça fait du bien d’y croire encore l’instant d’une lecture. Kathleen est une amoureuse inconditionnelle du destin, elle est persuadée qu’un jour, elle se reconnaîtra dans l’une des annonces qu’elle ne cesse de lire dans son magazine préféré, le New Yorker. Vous savez ? Ces annonces un peu vieux-jeu que certains écrivent encore dans la presse papier, disant « Toi, la jeune fille au cheveux roux que j’ai vu dans le métro ce lundi, blablabla… ». Kathleen est accro à ces annonces et un jour, elle en lit une qui la touche tout particulièrement, qui ne la concerne pourtant pas directement, et décide d’y répondre. S’en suit une correspondance plutôt inattendue, sur papier, comme dans le temps où les e-mails, les smartphones n’existaient pas. C’est extrêmement rafraîchissant et ça donne envie d’essayer ! Il est vrai qu’envoyer un courrier est extrêmement rare de nos jours, encore moins aux personnes qui nous sont proches, à l’exception peut-être des cartes de vœux à Noël, et encore ! Facebook et Instagram en sont devenu les nouveaux canaux de communication, tellement impersonnels. Alors qu’une lettre, écrite à la main, sur papier, a tellement plus de sens. On y a mis du temps, on y porte un certain intérêt.

A côté de tout ça, Kathleen se bat entre son attirance et ses sentiments contradictoires pour Andrew, qui porte une alliance à son doigt, et sa relation naissante avec Daniel, le barman remplaçant de l’hôtel. Andrew Blake ressemble au cliché du grand patron millionnaire : il sait ce qu’il veut et fera absolument tout pour l’obtenir, comme s’il était impensable qu’on lui refuse quoique ce soit. Kathleen sera son exception. Ce simple mot résume à lui seul leur histoire, et j’ai été très vite séduite par cette idée. Deux personnages, attachés aux valeurs éculées et qui semblent vivre dans une sorte de conte de fée qui n’en est pas un, c’est intriguant. Et on s’y attache assez rapidement. On en vient à espérer, à chaque moment, à chaque phrase, que quelque chose de bien se passera pour eux, parce qu’on en vient à ne souhaiter que leur bonheur. Parce qu’ils le méritent.

En général, dans la New Romance, on sait que tout finira bien. C’est même un impératif, car une histoire qui finit mal ne remportera pas un énorme succès. Ou alors, c’est qu’une suite est en préparation. Dans Dear You, chaque chapitre nous amène à penser que la fin restera totalement incertaine. Emiliy Blaine parvient à nous tenir en haleine du début à la fin, jusqu’à la dernière ligne, et j’apprécie tout particulièrement ce talent chez un auteur. Ne jamais être sûr de comment ça va finir, être surpris : c’est une des choses que je recherche le plus dans une belle histoire. L’imprévisible.

Dans la version intégrale, on trouve même quelques bonus ! Les carnets d’Andrew Blake. Un point de vue inédit du grand magnat de la presse qu’on finit par aimer malgré nous. Si vous prévoyez de lire Dear You dans un futur proche, essayez donc de vous procurer cette version, car je vous garantis que ces carnets sont plein de surprises et de petits détails qu’on n’aurait pas pu remarquer autrement !

En bref, un roman qui revisite le genre épistolaire qu’on connaît si peu et qui apporte une vague de nostalgie qui fait du bien. Et avec 965 pages au total, on est parti pour un long moment de « ce qui fait du bien ». C’est bien cette série qui a révélé Emily Blaine au grand public, et on comprends pourquoi. C’est profond, recherché et a visiblement demandé un temps considérable, ce que j’admire énormément. D’ailleurs, je n’en démords pas : elle reste l’une de mes auteures préférées en New Romance !

L’avez-vous lu ? Comptez-vous ajouter Dear You à votre collection dans un futur proche ? Dites-moi tout en commentaire, et partagez cet article avec une copine ! Vous ferez une heureuse, je vous le garanti.

Bonne lecture, et gardez la banane !